Web no oficial de la feria taurina de Pamplona…

Dans le fandilodrome endeuillé

Zocato

Publicado en Sud Ouest el 11 julio 2009
  • David Fandila « El Fandi » : une oreille et salut.
  • Matias Tejela : silence et salut au tiers.
  • Ruben Pinar : une oreille et une oreille.

Six superbes toros de Jandilla et dérivés (Vegahermosa; 2e et 3e), altiers de port et d’armures (de 515 à 595 kg; moyenne, 558). Braves dans l’ensemble au cheval (douze piques) et en général d’une franche noblesse, excepté le second.

El 10, los incansables tocaban el silencio

El 10, los incansables tocaban el silencio

Dix musiciens de la peña Alegria de Iruña ont entamé, à l’issue du paseo, la sonnerie aux morts dans un silence d’apocalypse. Beaucoup pleuraient sur les gradins en mémoire de Daniel Jimeno Romero, tué ce matin au cours de l’encierro. Une ovation immense salua la fin de l’hommage et des sifflets la sortie en piste de « Capuchino », numéro 106, 515 kg, le toro couleur marron aux yeux cerclés de blanc et de mort. À la cape, El Fandi le testa avec soin. Rappelez-vous ce toro de Torrestrella qui, le 13 juillet 1995, tua l’Américain Mathew Tassio et chercha de sa corne droite Juan Mora, chargé de l’estoquer. El Fandi remit du baume au coeur à ce public endeuillé au cours de banderilles à toute berzingue : ici une paire en marche arrière, là un poder à poder et enfin des harpons violonés-poursuite-arrêt du toro plein centre. Brindée à Daniel Jimeno, la faena connut deux belles et limpides naturelles avant le coup d’épée plus descabello. Pendant la vuelta fêtée de David, certains se souvenaient qu’à quelques centaines de mètres du ruedo, gisait à la morgue le corps troué de Daniel. Nouveau récital de baguettes au quatrième Jandilla. El Fandi tourbillonne, vrille, en plante quatre d’affilée et arrête encore le toro en le pointant du doigt. Serge en mains, l’ouvrage fut un brin anodin.

Matias Tejela eut en partage un toro plombé trop vite puis un noble sujet qu’il aborda tel un Sioux, oubliant de surcroît de se croiser pour ne tirer que des lignes vers l’extérieur.

Ruben Pinar vola primo dans l’atmosphère sur un quite au second toro. Au sien il débuta de souples doblones, enroula de juteux derechazos de raffinée cadence. Ruben toréait bien, dilatait les muletazos avec un temple indéniable. Le tout conclu d’un magnifique volapié, peut-être l’estocade de la feria. Le juvénile matador d’Albacete ira crescendo face au wagon de queue, le meilleur de l’envoi. Ce toro plane à droite, Ruben pivote sur une jambe et ligature des boucles douces et retenues. Joli toreo coulé et caressant. Malgré un pinchazo et un estoc en bordure, Pinar, auteur d’un excellent cru, coupera l’autre oreille nécessaire à sa sortie sur les épaules.

L’encierro: voir aussi en pages faits divers. 4’38”. Solitaire, le toro « Capuchino » distribue les cornadas. Trois sans gravité plus la mortelle, à cent mètres des arènes. Cinq autres blessés dont un Américain de 61 ans, aplati au sol et victime d’un pneumothorax. Un encierro noir.

Be Sociable, Share!
Etiquetas: , , , ,

Deja un comentario

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *