Web no oficial de la feria taurina de Pamplona…

Du trousseau du majordome

Zocato

Publicado en Sud Ouest el 13 julio 2009
  • Antonio Ferrera: une oreille et salutàmi-piste.
  • M.A. Perera: une oreille et silence.
  • Daniel Luque: applaudissementsauxdeux.

Pourtant très attendue, cette corrida de Fuente Ymbro a déçu tous ses partisans. Certes, superbement présentés (de 535 à 635 kg; moyenne : 517), les six toros plus le sobrero (5e bis; 600 kg) de la même casaque n’ont eu que des combats de défense à la pique (douze rencontres) et par la suite, excepté les numéros 1 et 4, que des comportements de mansos fuyards ou compliqués, certains même à la limite de la subversion manigancée. À ne pas mettre entre toutes les mains.

Julián López al auxilio de Perera (foto: Javier San Martín)

Julián López al auxilio de Perera (foto: Javier San Martín)

Le toro de proue n’avait sans doute que le défaut de ne pas s’engager le front à terre et de rester à mi-hauteur dans les passes. Il s’étirait et conservait une fierté offensive qu’Antonio Ferrera ne sut guère canaliser. À nouveau moins mal loti que ses confrères, Antonio se lance dans un autre show de banderilles, sorties « zébulonesques » comprises, sortes de boîtes à ressort ou de trampolino taurin. À la muleta, Ferrera passera la moitié du temps à haranguer les tendidos. Il fait croire et se persuade même qu’il torée mieux que quiconque. Admettons, la foi étant un acte personnel… Dans les deux cas, signalons-le à son crédit, il tua de belle manière.

Au fur et à mesure des passes par le haut sous la présidence, on voit le second toro se rapprocher des mollets de Miguel-Angel Perera. Au cinquième retour, fauché par la mitrailleuse noire, Perera implose, la culotte verte déchiquetée. Le valet d’épée lui découpe aux ciseaux le pantalon et ses peons lui enfilent une paire de jeans-Knickers que tout majordome de matador possède dans son trousseau. Miguel semble KO mais se poste au même endroit et reprend les mêmes passes. Un frisson général gagne les gradins. Sans cesse à la merci des cornes, l’Extremeño ne bronche pas. Il se sait au bord du précipite mais se fiche du danger, de ces 635 kg de dynamite autour des hanches. Quelle magnifique leçon de courage et de sang-froid couronnée d’un maître coup d’épée ! L’avant-dernier toro dérape en sortant et s’abîme une roue avant. Vient le cornu de réserve, un mulet cinq étoiles qui tourne en rond et fuit sa propre ombre. Aux banderilles, un joli meeting ! Passé auparavant par l’infirmerie pour vérifier ses bobos éventuels et changer (turquoise et or) d’habit de lumières, Perera essaiera en vain de l’asticoter. Peine perdue, les chiens ne font pas des chats, surtout chez Fuente Ymbro.

Daniel Luque s’est lui aussi accroché comme un dément : à gauche, à droite, sur les pechos triplés, les trincheras cassantes ou les naturelles à ras du sol en pivotant au dernier moment afin de prolonger les demi-charges assassines de ses vis-à-vis.

Plus une invitation. 27° 2. Vent de fraîcheur bienvenu.

Menu du jour : coeurs de laitue de Tudela et leurs anchois sur crête, suivis de rondelles de merluchon grillé. Du léger, au bout de huit jours. Restaurant Le Burladero, un classique. 15,4/20. Face à la plaza.

L’encierro. 2’27”. Le plus rapide de cette feria 2009. Sachez que le record « humain », sans toro, est de 1’59”. Ce lundi, beaucoup moins de coureurs permettant au troupeau rassemblé de faire fissa. Aucun coup de corne, « juste » une demi-douzaine de blessés souffrant d’hématomes, de piétinements de sabots ou de traumatismes faciaux. Toujours dans un état très grave, le coureur d’avant-hier pris au thorax, Pello Torreblanca, est avocat à Pampelune. Ce matin, ultime lâcher avec du bétail de Nuñez del Cuvillo.

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