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Les toros piquants de la señora Dolores Aguirre n’ont pas trouvé leurs maîtres en piste, hier

Zocato

Publicado en Sud Ouest el 12 julio 2009
  • Serafin Marin : Silence et sifflets.
  • David Mora : Silence et salut au tiers.
  • Joselillo : Une oreille et salut.

Salut du banderillero Felix Jesus Gonzalez pour ses palos au cinquième toro et ovation au dernier picador, Pedro Iturralde.

Y Pedro Iturralde pudo emplearse con Cantinillo

Y Pedro Iturralde pudo emplearse con Cantinillo

Sachez, Mme Dolores Aguirre, que nous compatissons. Il est en effet dommage, rageant et injuste de voir si beau bétail jeté aux orties. Vos six toros d’impeccable présentation (de 535 à 625 kg; moyenne, 581), aux armures astifinas, eurent en plus du caractère, parfois distraits à la pique (12 contacts) sauf le brave troisième, un allant, une condition physique et un tonus exceptionnels par les temps qui courent. À la muleta, signalons les numéros 1, 3, 4 et surtout 6 pour leur générosité dans les assauts.

David Mora chahuté

Une fusée, ce premier toro ! Des cornes via Saturne, des charges de rampe de lancement et l’humeur belliqueuse à en découdre face aux hordes de fantassins. Bref, encore fallait-il s’y mettre, l’attaquer, oser, poser les talons et pour de vrai toréer. Son seul défaut, selon nous une véritable qualité, tenait dans cet entrain inlassable et ce piquant permanent jamais servile, toujours honnête. Serafin Marin rendra copie blanche. Enfonçant le clou de sa déconfiture à l’autre toro, certes moins propice sans être pourtant loup-garou. Ténébreuse soirée pour le Catalan.

Puerta gayola pour David Mora au second Aguirre qui l’« atomise » sur la passe à genoux. David se remet, revient et sculpte deux belles véroniques d’escargot heureux. Du berger à la bergère viendront aussi trois chicuelinas millimétrées. David commence de quatre passes par le haut, calé sur le marchepied. Cela est clair et même cristallin. La faena se poursuit à droite, mais les chapelets perdent perles une à une. Le toro a ses limites, il se recroqueville, s’éteint, proteste. Gouverner, c’est prévoir. Mora s’obstine pourtant, part en ballon et tue d’une arme aux oubliettes. En revanche, excepté son coup d’épée prémédité dans la rigole, furent appréciées les séquences ourlées, ralenties et templées du brun de Tolède à son suivant, un toro qui hélas se réfugia sans attendre aux entournures de la palissade.

Oreille bradée

Le troisième toro, mansote mais encasté et tonique, monte les marches quatre à quatre. Il croque tout vif Joselillo qui ne peut cacher sa misère technique : il n’offre que des muletazos aériens, une danse dérobée. Qu’importe, ici on gobe tout, c’est la braderie permanente doublée d’une présidence de kermesse. Que dire alors du dernier formidable toro, le nommé Cantinillo, un robot capable d’avaler 200 passes ? Et là encore Joselillo le bousille, torée depuis les Baléares, laissant l’amère sensation que ses progrès s’arrêteront là.

Nul billet. 27°4. Éliminez lainage du soir.

Menu du jour : gambas au sirop d’aneth et entrecôte à la braise coupée en lamelles. Un classique, restaurant Otano. 14,4/20.

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