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Miguel Tendero, du 24 carats…

Zocato

Publicado en Sud Ouest el 8 julio 2009
  • Luis Bolivar : silence et silence.
  • Salvador Cortes : silence et silence.
  • Miguel Tendero : silence et une oreille.

Calamiteux bétail d’Alcurrucen, pourtant d’irréprochable présentation (de 510 à 610 kg; moyenne : 562). Ce vieux bétail (le premier aurait eu 6 ans en octobre) avait l’allure et le moral de morruchos, aussi bien à la pique (14 rencontres) que par la suite. Sauvons le dernier et encore…

Desplante de Miguel Tendero (Javier San Martín)

Desplante de Miguel Tendero (Javier San Martín)

Aléatoire de confier ses économies au premier toro. À y laisser son bas de laine et Bolivar ses bas de soie. Ce toro gicle, plonge, surgit où on ne l’attend pas et chasse la muleta comme vous une mouche au coin de l’oeil. Après quelques essais, fort louables, pour ramener à la raison ce satané bestiau, le Colombien le tombe d’une épée dans le gigot antérieur. Son suivant est un boeuf de compétition, un manso renifleur et mal embouché, qui part en crabe et pivote dans le muletazo. Ayant épuisé les scénarios, Luis décochera de nouveau un sabre au « défaut de l’épaule », comme disent les chasseurs de sanglier.

Depuis 2005, Salvador Cortes s’abonne à San Fermin. Il y connut quelques gloires mais paraît dorénavant ne plus être indispensable. Le second toro navigue sourcils hauts, sans s’abaisser à charger, mais il permet une autre ébauche que le tas de passes saccadées et dénuées de la moindre inspiration. Le tout proposé du bout des doigts par le Sévillan. Même chose bâtie sur de l’à-peu-près, à l’avant-dernier cornu, de robe pie, majestueusement armé et négociable avec un peu de jugeote.

Trois pinchazos, une demi-épée plate et un descabello gâchent la faena initiale de Miguel Tendero, venu remplacer El Fundi, toujours convalescent. Collé près du toro, un rouquin très réduit d’élan, le jeune maestro d’Albacete se la joue sans fard ni doute. Il y est, parce qu’il y va. Et mieux encore, au dernier Alcurrucen, une bête à la fois couarde et franche à droite, que Tendero réussit à cueillir puis à adoucir dans de puissantes et belles séries. Il enchaînera aussi une double boucle de véritables naturelles. Surveillez ce torero. Il fera parler de lui. Crocheté au cours d’une des manoletinas finales, l’habit en haillon, Miguel enfouit une estocade du plus bel effet et coupe la première oreille de cette feria. Du 24 carats.

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