Web no oficial de la feria taurina de Pamplona…

une vraie « gagophonie »

Zocato

Publicado en Sud Ouest el 9 julio 2009
  • Antonio Barrera : une oreille et silence.
  • Francisco Marco : silence et silence.
  • Sergio Aguilar : vuelta et silence.

Excepté l’ouverture, ce fut une véritable mansada des héritiers de José Cebada Gago. Leurs toros, physiquement en montagnes russes (de 490 à 565 kg; moyenne : 534), poussaient fort contre les montures mais s’échappaient illico (quatorze assauts et deux chutes). Dans les toiles, tous compliqués, retors ou sournois.

Arrebatado Antonio Barrera

Arrebatado Antonio Barrera

Piqué excessivement et trop en arrière, le premier toro a pourtant gardé son alegria primitive jusqu’à mi-faena. Antonio Barrera l’accueille d’abord d’un double cambio dorsal. Suivent deux chapelets de derechazos bien ordonnés. Disons plutôt qu’ils déplacent le toro. Celui-ci s’éteint peu à peu obligeant Antonio à serrer les boulons avant de glisser trois quarts de lame parachutée comme d’ailleurs l’oreille du palco… Un trophée que le Sévillan dut rendre moralement au quatrième toro jamais dominé. Au lieu de sanctionner par le bas pour le mettre au pas, Barrera lui laissera la porte ouverte augmentant ainsi le côté puce à l’oreille du toro. Saluons quand même sa remarquable estocade.

Depuis onze saisons, le Navarrais Francisco Marco cherche une issue plus dorée à sa carrière. Blessé à l’épaule au mois de mars à Arzacq (64), il n’a depuis pas vu l’ombre d’une corne. Débordé par le troisième toro, il est vrai assassin à tribord, Francisco s’éternisa à l’autre, vite arrêté mais comestible sur quinze passes.

Jolie frayeur pour le monosabio équatorien du lancier de réserve : poursuivi par le troisième Cebada, le palefrenier sprinte vingt mètres et plonge dans le callejon. Ce toro réfléchit et ne s’engage qu’une fois la muleta proposée sous le naseau droit. Sergio Aguilar le comprend sur le champ et de la sorte parvient à exploiter le filon gaucher. Superbes naturelles coulissantes et sans broncher malgré le frontal au ras des chevilles.

Une faena intense, forte, certes un brin rêche mais née d’un torero au cran particulier. Après une demi-épée et deux descabellos, on invita le beau Serge à tourner en rond. Magnifique remue-ménage en piste avec « Armado », le bien nommé, numéro 112, 0,565 tonne. Un tio, disent les pros. D’un cheval à l’autre, paniquant la cuadrilla, « Armado » fera passer un mauvais quart d’heure et un peu plus à la piétaille. Patron en tête. Aguilar d’une moitié de yatagan pulmonaire clôt la séance.

Zéro strapontin. 18°4. Conserver le gros pull.

panaché de légumes à base d’artichaut, l’ami du foie, brochettes de filet de porc lardé. 11,3/20. Familial et sans surprise tarifaire. Casa Paco, autour de l’église San Nicolas.Menu du jour.

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